Fin-de-siècle
Extrait : L’aphorisme est une arme. Vive. Aiguisée. A peine échappée de la manche qu’elle y retourne déjà. Vous avez cru voir quelque chose, et le sang est bien visible, vous posez un genou à terre. Vous ne vous plaignez pas : vous priez. L’œil légèrement vitreux, vous intimez aux dieux de rappeler votre agresseur. Il est des blessures qu’on souhaiterait toujours infligées, des drogues adoratrices, installées sur la langue, pour lesquelles on jurerait de se suicider. L’aphorisme est une drogue. Un coup porté. « N’aboie point, mords, ou musèle-toi », ordonne Fagus. Saisis aux tripes ou tais-toi à jamais.

